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La publication sur le site ZDNET d'une analyse sur les enjeux à prendre en compte pour bâtir un PRA, un plan de reprise d'activité, justement adapté aux besoins de l'entreprise a attiré l'attention de Robert BERGERON, consultant Continuité d’activité, BCP-Expert owner. Vous trouverez, ci-dessous, ses premières réflexions suite à la lecture de cet article ...

“L’élaboration d’un PRA ne se fait bien sûr pas à n’importe quel prix!
Les objectifs de reprise d’activité, que ce soit le délai de reprise (RTO), la fraicheur des données à la reprise (RPO), le niveau de dégradation du service ou la durée de fonctionnement en mode dégradé, sont toujours le résultat d’un compromis entre les besoins de reprise exprimés par les métiers (DIMA : Durée d’Interruption maximum acceptable, PDMA : Perte de données maximum acceptable) et le coût des solutions de secours.
Parfois, le RTO est supérieur à la DIMA exprimée, lorsque que le coût d’un RTO inférieur serait jugé trop élevé.
Dans ce cas, la Direction Générale de l’entreprise accepte le risque résiduel.
Il arrive aussi que le RTO soit inférieur à la DIMA exprimée, lorsque par exemple les technologies déjà en place permettent d’offrir une reprise plus rapide à moindre coût ou plus fiable.
J’attire par ailleurs l’attention sur l’intérêt d’une étude préalable des solutions de contournement au niveau des métiers concernés.
Une autre approche du métier en situation de crise peut parfois éviter de mettre en œuvre des solutions techniques complexes et coûteuses.
Une bonne communication de crise permet également parfois de réduire les conséquences que pourrait avoir un sinistre.
En conclusion, et comme dans beaucoup d’autres projets, pour l’élaboration d’un Plan de Continuité d’Activité, privilégions toujours le “must have” au “nice to have”.